Weekly Monstrorama #48

Aurais-je (encore un fois) besoin de vous parler du talent de ce bon vieux (et ventripotent de surcroît) Frank Henenlotter. Le bonhomme a réalisé des films comme la trilogie Basket Case ou encore Frankenhooker. Le réal’ new-yorkais aime jouer avec les ambiances étranges malsaines, souvent drôles, fréquemment dérangeantes et presque toujours magiques. Il aime également jouer avec des thèmes comme l’addiction, le sexe ou encore la solitude (et parfois tout ça en même temps, oui, oui). Et si de prime abord, un titre comme Elmer le remue-méninges (traduction du titre Brain Damage dans nos contrées) peut prêter à rigoler (allez-y, rigolez, ce sera fait), cette bobine reste la meilleure de son créateur et notamment grâce à cette étrange créature phallique. Allez n’ayez pas peur, enfoncez vous dans cette ruelle sombre, je vais vous présenter un copain…

C’est un film qui parle de quoi ?
Brian (petit anagramme du mot « brain », bien vu l’aveugle) est un jeune homme sans histoire. Il a même plutôt pas mal de charisme même s’il a une copine qui ne me ferait pas tourner la tête, et qu’il vit dans un petit appartement avec son frèrot. Mais voilà qu’un soir, il se retrouve avec un mal de tête carabiné. Il a des visions lumineuses, le lustre au plafond se transforme en œil gigantesque et de l’eau bleutée vient inonder sa chambre. Ouè, c’est clairement pas le genre de truc qui se soigne avec un bisou sur le front et un demi Doliprane. Le garçon comprend rapidement que ses hallucinations et cet état étrange dans lequel il se trouve sont dus à Elmer, un drôle de monstre qui a jeté son dévolu sur lui. En échange de ces petits tripes décontractants, la bêbête ne demande qu’une chose : que Brian tue des gens afin de pouvoir leur dévorer la cervelle. Cette amitié naissante sera certes difficile mais petit à petit, le demoiseau (ouè, ouè) deviendra totalement dépendant du monstre et ira même jusqu’à en perdre la mémoire.

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-top

C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est Elmer, un monstre venu d’il y a très longtemps (on a le droit à un petit historique amusant que j’aurais la politesse de ne pas dévoiler ici) et qui a désormais trouvé refuge dans les rues sombres du New-York des années 80. Pour être tout à fait honnête, le bête semble plutôt sympathique, sa voix douce étant capable de calmer les plus nerveux, mais ne vous laissez pas avoir par cette bonhomie, il peut devenir ce que votre maman qualifierait de « mauvaise fréquentation ».

Il fait quoi ce monstre ?
Il se cache sous les habits de Brian (qui étrangement ne semble pas plus gêné que ça de sentir ce petit corps visqueux sur sa peau) et saute sur les gens que le jeune homme croise afin de leur bouffer la cervelle, le tout dans des grandes envolées d’hémoglobine, car même si c’est pas bien de manger salement, c’est quand même plus rigolo. Et puis, essayez vous de sucer le cerveau de quelqu’un sans avoir de main… Non je plaisante, hein, n’essayez pas… Entre deux meurtres, notre bestiole offre à Brian de petits shots d’une substance étrange, directement dans le cerveau de celui-ci, ce qui a pour effet de provoquer de magnifiques hallucinations. Oui, c’est en quelque sorte un dealer, ce qui s’avère très pratique quand on a pas de montre…

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est génial car il cristallise tous les thèmes chéris par le bedonnant Frankie. On y retrouve cet humour grinçant (lorsque le monstre parle avec un flegme qui contraste avec sa violence), ces références sexuelles (qu’il s’agisse du creature design phallique ou de cette scène de turlutte qui vire au drame façon sperme-ketchup) ou encore cette thématique de l’individu solitaire et monstrueux. Elmer nous fait tour à tour sourire, gerber et rêver. Ces scènes de délires hallucinés sont d’ailleurs magistrales et seraient probablement encensées dans un film estampillé art et essai. Mais Elmer reste un pur produit bis qui trouve parfaitement sa place dans l’horreur fauchée américaine des années 80. Il m’est d’avis que ce petit bonhomme est copain avec tout le bestiaire des productions de Charles Band.

Qui a fait ça ?
Comme souvent dans les œuvres d’Henenlotter, on retrouve au latex ce cher Gabe Bartalos. On lui doit également certains monstres et effets spéciaux dans Dolls, Gremlins 2, Spookies, From Beyond ou encore la saga Leprechaun.

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-01

Salut !

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-02

Elmer fait trempette…

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-03

Festin de cervelle. Miam !

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-04

Vas-y mords, sot !

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-05

Suce moi l’Elmer ! Pipe visqueuse, pipe malheureuse…

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-06

Lave pas beau.

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-07

Non, ce n’est pas un étron mais bien Elmer, le fameux remue-méninges du titre.

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-08

Bisous mamie.

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-09

Euh Elmer, tu veux un l’adresse d’un bon orthodontiste ?

weekly-monstrorama-1987-elmer-remue-meninge-brain-damage-splatter-gore-henenlotter-10

Silence, action, cartoon !

 

absurdnoise movies horror horror movies 80s horrorabsurdnoise horror movies 80s horror cult horror brain damagehorror stop motion gore brain damage frank henenlotter80s horror comedy 1980s 1988horror gore brain damage frank henenlotter

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être au courant
des derniers articles mis en ligne :