Weekly Monstrorama #45

Vous aimez le poulet ? Bien ! Vous aimez le métal aussi ? Génial ! Pour ne rien vous cacher j’adore ça aussi. Je kiffe également les actionners bourinos sur les bords, le vigilante qui tâche, la science-fiction d’anticipation et les 80’s. Imaginez donc le tout dans un mixer. Vous secouez bien fort. Hop, hop… Encore un petit peu pour que ça prenne… Et voilà. Vous obtenez Robocop (Paul Verhoeven, 1987). Vous vous attendiez à quoi ? Le Hollandais violent, comme on l’appelle, réalisateur des classiques Total Recall ou Starship Troopers fait évidemment parti de ces types dont on a envie de parler et qu’on évoque sans soucis lorsque la notion parfois floue de monstruosité arrive sur le tapis. Dans ce cas, difficile de ne pas mentionner ce fameux flic robot à mi chemin entre l’homme sensible et la machine monstrueuse… Allez on enfile son gilets pare-balles, son casque anti-émeute et surtout on se tient droit et on reste poli parce que le plus badass des flicailles en ferraille rôde dans le secteur…

C’est un film qui parle de quoi ?!
L’officier Murphy est un type bien. Il travaille dans la police, il est un bon père et un bon mari. il vit dans les suburbs et fait tout pour être un homme bon. Il est en effet le parfait petit héros américain. Malheureusement la pire racaille semble avoir envahi les rues de Détroit et la ville est aux mains des voyous, des margoulins, des bandits, des filous et de tous ces petits sacripants qui ne trouvent leur bonheur que dans le vol et la violence. L’Omni Cartel des Produits (on peut dire OCP) dirige clairement la ville et n’aime pas ça. Devant l’incapacité des politiques à réagir à cette crise, la compagnie décide de créer une police deluxe histoire de karcheriser les ruelles sombres de cette mégalopole… L’idée est ambitieuse mais qui serait assez fou pour accepter d’être transformé en robot de la milice urbaine ? Murphy vient de tomber dans une embuscade et se fait méchamment démonter la gueule à coups de fusil à pompe. L’OCP a tôt fait de récupérer la dépouille du défunt pour fabriquer son super robot vengeur, nettoyeur des rues et redresseur de torts… Robocop et ses manières expéditives sont en route !

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un policier robot, du genre qui peut faire tourner son flingue autour de son doigt, viser une mouche à huit-cent mètres entre les deux yeux et sortir une punchline efficace avant que cette dernière ne tombe sur le sol.

Il fait quoi ce monstre ?
Ce monstre est un flic, mais vous vous en doutez, qui dit super-flic dit super missions. Pas question ici de s’occuper de la circulation ou d’inculquer les bonnes valeurs dans les écoles de nos petites têtes blondes. Tirer les oreilles du petit Benoît qui vient de coller un chewing-gum sous la chaise du restaurant scolaire, c’est pas trop l’idée. Le délire c’est plutôt de défourailler à bloc dans les rues et d’éliminer les barons du crime de Détroit, à commencer par cette ordure de Clarence Boddicker, responsable de la mort douloureuse de Murphy. Attention les méchants, rentrez dans le droit chemin ou bougez vos miches car Robocop veille au grain ! Normal, me direz vous, c’est un poulet !

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce qui est intéressant chez Robocop c’est qu’il n’est pas à proprement parler un monstre. Ce qui fait de lui un être/chose si complexe c’est son rapport entre son humanité et sa froideur mécanique. Le bonhomme est bel et bien un androïde, pas de doute la dessus, ses facultés sont surhumaines, il résiste aux balles de manière presque indécente, il n’a même pas besoin de dormir et surtout, ses actions sont régies par un logiciel purement logique et ordonné. Mais l’histoire évoque tout de même à plusieurs moments les réminiscences de la vie passée du malheureux. Ce dernier revient donc dans sa maison, cherchant sa femme et son fils (auquel est d’ailleurs lié ce mouvement de cow-boy à chaque fois que le super-flic rengaine), se remémorant la douleur de sa mort ou l’amitié de ses collègues, choses impossible pour un robot, vous en conviendrez. Allez, s’il vous plaît, convenez-en ! Ce qui rend donc ce Robocop si attrayant c’est le fait qu’il évolue sans cesse sur cette étroite frontière entre humanité et inhumanité, brouillant les pistes entre les deux. Si ce qui est monstrueux est par définition ce qui n’est pas humain, alors Robocop est ce qu’on peut appeler un parfait objet d’étude ! Et puis merde il faut aussi avouer que ce personnage est une icone incontournable de la culture populaire, une de ces figures qui rend fou tant sa coolitude (si ça existe) semble infinie. On a donc eu le droit à des suites, des remakes, des séries live ou animées… On l’a même aperçu dans des matches de catch de la WWF… Pas sûr que l’idée de base ait survécu à tous ces chocs mais le personnages oui…

Qui a fait ça ?
Comme dans Total Recall, c’est déjà Rob Bottin (le grand, l’unique) qui s’y colle. Mais le bonhomme n’est pas seul car celui qui est mentionné comme sculptor dans le générique et un dénommé Henry Alvarez, dont la travail a également été éprouvé dans des bobines comme The Thing (John Carpenter, 1982), Explorers (Joe Dante, 1985), Predator (John McTiernan, 1987) ou encore Total Recall (Paul Verhoeven, 1990) !

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Murphy contre le reste du Monde…

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Il fait du bruit ce gros pistolet ! Blaaam ! Blaaam !

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Si ça c’est pas un plan badass, je veux bien qu’on mette mon cadavre dans une carcasse d’acier !

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Des signes de souffrance sur un droïde, c’est mauvais signe !

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Robocop a tout de même une vue idéale pour viser. Jouer comme ça, c’est presque tricher non ?

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Encore un plan badass ? Le premier suffisait pas ? Non ?

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Après la souffrance, le colère… Prenez un chewing-gum Murphy tout de même…

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Bzz Bzzz

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Le visage de la justice. Beh, c’est pas jojo…

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Quel gros calibre Murphy !

Et parce que le flic le plus cool du monde mérite bien quelques gifs animés…
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