Weekly Monstrorama #43

Vous aimez les cartoons, les années 90, les types chelous et les histoires tordues à base de petits hommes verts ? Votre psychologue doit probablement vous forcer à prendre rendez-vous régulièrement avec sa secrétaire, mais ne vous inquiétez pas, je vous comprends. Pour ceux qui n’ont pas encore saisie la subtile (et très courte, avouons-le) introduction, je vais parler aujourd’hui d’un film extrêmement populaire (ça fait pas de mal de temps à autres) sorti en 1994. La bobine en question c’est The Mask, réalisé par Chuck Russell (A Nightmare On Elm Street 3: Dream Warriors, The Blob) et interprété par Jim Carrey, Cameron Diaz et Max dans le rôle de Milo, le chien tellement mignon qu’en rentrant du ciné t’en as réclamé un à ta maman pendant pas loin de six mois. Allez on plonge dans l’univers de Tex Avery et, évidemment, on oublie pas son masque…pour plonger… Vous avez compris ?

C’est un film qui parle de quoi ?
Stanley (Jim Carrey) est un gentil employé de banque… Enfin, il est un peu du genre concon puceau rigolo. Il ferait pas de mal à une moule…  On pourra lui reconnaître tout de même assez d’humour tant la bonhomie du gazier face à sa vie de merde (disons-le) déconcerte. Son petit côté foufou (youpla boum) tiens probablement sa source dans sa fanitude extrême des cartoons estampillés Tex Avery. Et voilà qu’un beau jour, Cameron Diaz, enfin Tina, débarque à son bureau pour ouvrir un compte. Le paliptant qui transperce le thorax, les yeux qui s’exorbitent et la langue qui pendouille, Stanley tombe instantanément amoureux. Le masque étrange qu’il a trouvé l’autre soir pourra probablement l’aider dans sa conquête. En effet, il semblerait que l’objet ait la faculté de rendre le ‘gusse extrêmement sociable, drôle et surtout très badass. Pas de pot pour l’employé modèle (presque, puisqu’il est toujours en retard) qui devra faire face à Dorian, un petit parrain de la pègre locale qui aime pas trop qu’on tourne autour de sa gonzesse Tina et qui aimerait plutôt pas mal essayer le masque sur lui pour devenir tout puissant. Ça pourrait probablement l’aider à prendre le contrôle de la ville…

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est Dorian. Au début du film le bonhomme a une sale gueule, malgré un petit piercing de bon aloi, mais il devient réellement monstrueux, physiquement et dans ses actes lorsqu’il enfile le masque magique… Comment ça quel masque ? Je vous en parle depuis tout à l’heure ! Il devient tout vert de rage, ses yeux s’illuminent en rouge et ses dents disent merde à tous les dentistes du monde… Honnêtement, ce personnage m’a foutu une trouille bleue, enfin, verte, enfin merde je sais plus, quand j’étais allé mater la péloche au cinéma avec mes parents. Je profite donc de ce petit bout de texte pour surmonter mes peurs. Allez !

Il fait quoi ce monstre ?
Il tue, il crie, il menace, il chante, il danse trou de balle masqué ! Ohé ! Ohé !

Pourquoi ce monstre est cool ?
Si dans l’épisode de Goosebumps sur le masque hanté, le principe était de créer une nouvelle personnalité, ici l’objet a une toute autre fonction. Dans The Mask, l’idée est d’accentuer les traits de la personnalité de celui qui le porte. Le monstre fonctionne donc non pas comme un contraire à l’homme mais bien comme son prolongement. Ah ouè, vous vous attendiez pas à ce genre de réflexion hein ? Et si le masque permet de révéler les vrais desseins de chacun, le monstre se trouve déjà en la personne qui le porte… Evidemment c’est ici traité en mode cartoon à fond les ballons mais cette réflexion autour de la monstruosité à de quoi glacer le sang quand on y pense sérieusement. Non mais allez-y, pensez-y sérieusement…

Qui a fait ça ?
Les effets spéciaux et maquillages autour du masques ont été en partie réalisés par Christopher Gilman ! Si vous ne comprenez pas mon enthousiasme, marqué par ce point d’exclamation bienvenu, laissez moi vous citer quelques films sur lequel il a travaillé : La Famille Addams (Barry Sonnenfeld1991), Batman, le défi (Tim Burton1992), Rocketter (Joe Johnston, 1991), Child’s Play 2 (John Lafia, 1990), Child’s Play 2 (John Lafia, 1990), Flic ou Zombie (Mark Goldblatt, 1988), Predator (John McTiernan, 1987), Terminator (James Cameron, 1984) ou encore Warlock : The Armageddon (Anthony Hickox, 1993). Ah ouè hein… Bon je dis pas qu’il a fait tous les effets spéciaux dans toutes ces bobines mais il peut écrire sur son CV qu’il a participé de plus ou moins près à ces bobines de renoms. Sous les traits de Dorian, on retrouve Peter Greene, un acteur à la gueule atypique qu’on voit très régulièrement au cinéma en se disant « Mais attends, je le connais lui, mais d’où ?« . Bah voilà c’est dans The Mask, et il fait le méchant ! Alors on dis merci qui ?

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Bah ! Les masques…

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Pas mal le maquillage ! C’est du masque à rat ?

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Alors les yeux qui clignotent, c’est pas mal, la tête en plastoc’ toute verte, c’est good, par contre le brushing, j’ai peur que ça te rende un peu antipathique Dorian…

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Alors oui, me demandez pas pourquoi, mais enfiler le masque permet de devenir bulletproof… Oui bah oh ! Juste avant il y a un type qui a une tête de loup, et Cameron Diaz avec un nez normal, en mode WTF on se pose là !

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La pas belle bête et la belle un peu bête… Et à droite, c’est un vague sosie de Brad Dourif, vous inquiétez pas, on s’y fait.

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T’as de beaux yeux tu sais…

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When the masks falls… (c’est une chanson d’un groupe de hardcore que j’aime bien, je vous le dis parce que sinon vous allez pas comprendre la référénce)

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