Weekly Monstrorama #42

Il n’y a pas que dans le cinéma bis ou le cinéma d’horreur qu’on trouve des monstres… Bah non… Prenez la mythologie par exemple, c’est rempli de bestiaires fous. Imaginez des films avec des harpies, des colosses, des gorgones, des méduses et autres hydres multi-têtes (attention à la facture de doliprane) et cyclopes géants… Eh bah oui, les péplums fantastiques sont bourrés de bestiaux agressifs et peu ragoûtants. S’il en est un qui semble être au dessus du lot, c’est bien Jason et les Argonautes. Réalisé par Don Chaffey et sorti en 1963, le métrage propose son lot d’aventures, de péripéties, de plans cultes et surtout de combats épiques contre des monstres antiques, mais pas en toc. Allez hop, on enfile nos jupettes, on aiguise nos glaives et on y va…

C’est un film qui parle de quoi ?
Pélias est un tyran qui désire régner sur un royaume toujours plus grand. Un complexe peut-être ? Toujours-est-il qu’il décide de s’emparer des terres d’Eson et dans le même temps de l’assassiner, lui et ses deux jeunes filles. Le type n’est pas là pour faire des sentiments. Il laisse pourtant la vie sauve à Jason, jeune fils du roi décédé. Les dieux de l’Olympe sont formels. Dans vingt ans, Jason viendra venger son papounnet et pourfendra le vilain Pélias. Quand ce dernier voit débarquer le jeune homme quelques années plus tard, il prend bien soin de lui dissimuler son identité et de l’envoyer à la recherche de la toison d’or, un pelage de bélier qui apporte paix et guérison. La relique se trouve évidemment à l’autre bout du monde, ce qui oblige le jeune Jason à monter une équipe pour aller chercher la peau de bête et revenir ensuite botter le fion de ce salopard de Pélias (qui pour sa part est bien content d’avoir gagné un peu de temps en envoyant le jeune fougueux à des kilomètres). Au long de son périple, Jason et ses argonautes (les marins du navire Argo) feront face à de nombreux colosses et autres monstres envoyés par les dieux.

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre, ou plus précisément les monstres, de la semaine sont une bande de squelettes combattants très belliqueux et pas très souriants. C’est à croire qu’ils jouent aux os laids.

Il fait quoi ce monstre ?
Après qu’un ignoble bonhomme au collier de barbe trop frisé ait lancé des dents d’hydre sur le sol, nos six combattants squelettiques sortent de terre. Après ça ils sèment la panique et les os courent. Armés de glaives, de lances et de boucliers, nos zombiesques soldats s’acharnent sur Jason et ses coéquipiers. Attention, les carcasses ! Ben oui, ils sont fragiles.

Pourquoi ce monstre est cool ?
La réponse se trouve dans la question juste en dessous. Vous n’allez tout de même pas râler, pour une fois que cette réponse est la plus courte de toutes…

Qui a fait ça ?
Le responsable de ces monstres faits main (sculpture et animation) n’est autre que Ray Harryhausen. Si vous ne connaissez pas le type, il s’agit du boss final de la création de monstre en volume et de la technique du stop motion… Quesako ? Il s’agit d’une technique permettant d’animer des éléments en prenant plusieurs photos à la suite et recréer ainsi l’impression de mouvement. Et dans ce domaine l’ami Ray ne plaisante pas… Pour information, la scène finale des squelettes dure a peu près trois minutes et aura nécessité rien de moins que quatre mois de travail complet et intensif (hors création des six figurines). La post-prod du film aura au final duré quasiment trois ans… Mais la chose en valait la peine tant certaines animations sont juste magistrales, notamment celle de la statue de Talos passant son glaive d’une main à l’autre avec une fluidité impressionnante. La film date de 1963, rappelez-vous en bien ! Pour ne rien vous cacher, je voulais absolument vous parler de Ray Harryhausen… Regardez donc les films pour lesquels il a travaillé : The Golden Voyage of Sinbad (Gordon Hessler1973), Clash of the Titans (Desmond Davis, 1981) ou encore The 7th Voyage of Sinbad avec un putain de cyclope de ouf dedans (Nathan Juran, 1968). Et si vous voulez plus d’infos sur le légendaire gazier, je vous invite à mater le documentaire Ray Harryhausen: Special Effects Titan (Gilles Penso, 2011). Et si la technique du stop motion vous fascine, vous pouvez également vous pencher sur les carrières de Willis O’Brien et Phil Tipett.

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Coming back from the grave !

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On dirait bien que notre ami Jason est tombé sur un os… et même un sacré tas…

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Garde à vous !

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The bones are back in town…

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Certes, le résultat rend un peu kitsch aujourd’hui mais il subsiste toujours ce côté épique… C’est sûrement le côté barbus en jupettes qui se font maraver qui pète autant la classe.

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J’avais une légende pour celle là mais je crains qu’elle soit sans queue ni tête…

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Hey l’affreux, souris pour la caméra s’teuplé !

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Adios Amigos !

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Un, c’est bien !

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Deux, c’est mieux !

Et parce que c’est bien plus beau quand ça bouge…

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Et pour votre plus grand plaisir, la scène en question se trouve juste là :

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