Weekly Monstrorama #40

Des monstres sous son lit ? Un copain bizarre ? Un connard qui nous embête à l’école ? Un rouquine qui nous fait tourner la tête ? Ah, elle est bien loin l’enfance. Heureusement que Fred Savage (The Wizard, Princess Bride) et son sourire ravageur sont là pour nous rappeler au bon souvenir de toutes ces choses… Vous avez envie de remettre le nez dans votre prime jeunesse ? Ça tombe bien car c’est de toutes ces choses dont nous allons parler dans ce Little Monsters, sorti en 1989 et réalisé par Richard Greenberg. Sortez votre plus beau pyjama, mettez vous au chaud sous la couette et serrez les fesses, j’appuie sur play… je vous préviens juste, mon monstre s’appelle Maurice

C’est un film qui parle de quoi ?
Brian Stevenson (Fred Savage) est un jeune garçon d’une douzaine d’années. Comme chaque enfant aux US au début des 90’s, il déménage contre son gré avec son père (Daniel Stern, Marv de Home Alone), sa mère et son frère Eric (Ben Savage, le frère de Fred dans la vraie vie t’as vu !). Owowow, c’était pas le bonheur ! Hum hum, excusez moi… Dès les premières nuits dans cette nouvelle et grande maison, les deux frérots ressentent quelque chose de pas normal. Les p’tits gars se persuadent qu’un monstre se cache sous leur lit et profite de la nuit pour leur faire des blagounettes. Armé de son courage, de quelques bouts de ficelles, de nachos et d’un réveil, Brian va réussir à piéger le monstre. En découlera un amitié forte et loufoque entre ces deux personnages hauts en couleur, Brian étant lui même un freak social, incroyablement cool (lunettes de soleil, petite chemise et sourire de beau gosse) mais incompris par ses profs, sa famille et ses camarades. Nos compères feront ensemble les huit-cents coups (deux fois quatre-cents) jusqu’au moment où Eric se fera enlever par le chef des monstres… Plus le temps de niaiser comme on dit à la maison, nos deux potes vont partir sauver le petit frère avant qu’il ne soit trop tard… Ah oui, parce que je vous ai pas prévenu, mais si on reste dans le souterrain des monstres après le lever du soleil, on devient un monstre soi-même. Vous avouerez qu’on a vu plus sympathique comme accueil.

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est Maurice, un punk bleu à taches violettes et aux cornes proéminentes qui passe son temps à faire des blagues mais qui a tout de même peur de la lumière. Personne n’est parfait.

Il fait quoi ce monstre ?
Chaque nuit, Maurice, (on peut l’appeler par son prénom) sort de son souterrain. Ben ouè, vous croyiez qu’il venait d’une île Maurice ? La plupart du temps il passe par sous le lit des gosses et part ensuite emmerder son monde. Il commence par saloper la moquette, ensuite il déchire les devoirs et il termine par pisser dans le jus de fruit. C’est dégueulasse ouè, mais c’est quand même drôle non ? Le reste du temps, il joue avec ses amis monstrueux (son monde en est rempli) et saute sur le lit de Fred Savage, enfin, de Brian… Il fait aussi beaucoup de bruit, mais il faut dire que ses cornes amusent.

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est cool pour deux raisons. Premièrement, il est incroyablement fun, il saute sans cesse dans tous les sens et passe son temps à faire des blagues. Bordel, c’est typiquement le truc fun quand on a une dizaine d’années. On aurait tous voulu un pote comme ça, ne nous le cachons pas. Pas étonnant d’ailleurs de voir que le personnage de Maurice a beaucoup influencé le chara design de Sully dans Monsters Inc. (Pete Docter, David Silverman, Lee Unkrich, 2002) de chez Pixar. Eh oui, la peau bleu, les poils plus foncés, les taches violettes et les petites cornes… Vous ne m’aurez pas aussi facilement John Lasseter ! Deuxièmement, le principe même de ce film est réellement kiffant. On ne sait finalement pas grand chose de ce mystère du monstre sous le lit. On est bien amené à visiter le monde souterrain aux mille monstres mais rien n’indique le pourquoi du comment. On peut donc se permettre de croire en une éventuelle réalité fantasmée par notre jeune protagoniste qui utiliserait ce subterfuge de l’ami imaginaire pour vivre moins douloureusement son déménagement, son incapacité à s’intégrer socialement, le divorce de ses parents ou même la fugue de son petit frère (?). On est donc face à un monstre thérapeutique pour faire face aux doutes et angoisses ? Eh oui, le film et donc Maurice lui même, semble posséder un double sens de lecture qui nous plonge à la fois dans la coolitude de l’enfance mais également dans tous les petits tracas de nos premières années. Ceci explique peut-être probablement le ton parfois très enfantin et d’autres fois beaucoup plus adulte de la bobine (certains passages sont limites, ça rote et ça pète). Amusant, touchant, et juste. Eh oui, un type en crête qui sautille sur le lit des gosses et faisant sortir ses globes oculaires de ses orbites c’est pas forcément que de la blague.

Qui a fait ça ?
Aux manettes, pinceaux et maquillage, on retrouve l’équipe de Robert Short, un type qui a également bossé comme creature designer et/ou chargé des maquillages sur des films comme Galaxy of Terror (Bruce D. Clark, 1981), Beetlejuice (Tim Burton, 1988) ou encore E.T. the Extra-Terrestrial (Steven Spielberg, 1982)… Alors ? Calmés ? Sous le « masque », on retrouve Howie Mandel, un bonhomme qui a papillonné à droit à gauche dans le monde du cinéma en enregistrant la voix de Gizmo pour Gremlins (Joe Dante, 1984) ou en tournant des pubs pour des pizzerias locales… La dure loi du marché comme on dit…

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Salut toi !

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Des cornes qui poussent ? Que fait donc Mauricette ?

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Les yeux qui sautent, c’est cartoon mais ça fonctionne toujours !

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Je fonds… Toi même tu sais Docteur Doom !

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Maurice (auto proclamé beau gosse) ne cesse de se regarder dans le miroir. Comme on le comprend.

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Papa, Maman, il y a un type bizarre sous mon lit. je crois que c’est le gars des Années coup de cœur !

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Et il y a un drôle de keupon avec une boucle d’oreille chelou avec lui !

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*Instant gag*

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L’avantage d’avoir un pote monstrueux, c’est qu’il ouvre les boîtes de conserve avec les dents. Idéal pour les pique-niques !

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Maurice sait se montrer drôle mais sait parfois (rarement) être un interlocuteur assidu

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– Hey regarde on va faire peur à ce bébé ? – Euh… C’est pas très réglo ça.. Si ?

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Salut Sully… euh.. Maurice…

Et regardez moi ces gifs qui sortent de sous mon lit…

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