Weekly Monstrorama #34

Ce qui est cool dans le cinéma c’est le mariage des genres. Et quand on tape dans le bis, on a le droit a pas mal de petites folies. Comédie, horreur, science-fiction, polar, thriller, fantastique, érotisme, ça fuse dans tous les sens et ça se mélange comme dans les pires clubs échangistes, parfois pour le meilleur et d’autres fois pour le pire. Des robots cowboys, des aliens policiers ou des mutants cosmonautes, j’en ai vu, je peux vous le dire mais un démon dragueur, j’avais jamais vu, du coup, quand je suis tombé sur ce Demon Lover qui me promettait un mix entre comédie romantique et possession démoniaque, mon petit cœur n’a fait qu’un bond. Que pouvait bien offrir ce film de Charlie Loventhal sorti en 1987 ? Un clochard, un démon, une jeune fille trop seule, une histoire d’amour compliquée, une meilleure amie sexy, un pervers transpirant et une bande de flics incapables plus tard, j’avais ma réponse. Que du bon !

C’est un film qui parle de quoi ?
Kaz
est un clochard new-yorkais, il joue du saxophone dans le métro et tripote le cul des nanas dans la rue… Denny est une jeune fille paumée qui enchaîne les désillusions amoureuses et qui semble collectionner les connards. Le dernier en date s’est même permis de lui voler sa télé le jour de son anniversaire. Y’en a qui ont pas de gênes, je vous jure… Et comme on est en partie dans une histoire romantique, ces deux personnages vont se rencontrer autour d’un burger à la betterave (qui vient de tuer un gros chauve à lunettes deux secondes plus tôt, sans que ça choque personne). C’est le début d’une histoire d’amour qui connaîtra des hauts et des bas. Des hauts, parce que nos deux tourtereaux passent d’excellents moments à vagabonder dans la grosse pomme et des bas parce que dès que le ‘gusse est un poil excité et que sa tige commence à s’agiter, il se transforme en démon dégueulasse. On a vu plus sympathique comme rendez-vous galant non ? En parallèle de cette histoire d’amour peu conventionnelle, on assiste à une enquête policière visant à retrouver le coupable de récentes agressions sauvages commises dans les rues de New-York. Hum… Hum…

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un malheureux jeune homme maudit qui, une fois qu’il est un peu chaud du slip, se transforme en bestiole enragée et toute ridée. C’est pas très beau à voir, mais lui il peut pas vraiment le savoir, puisqu’il oublie tout dès qu’il se transforme.

Il fait quoi ce monstre ?
Ce monstre il aimerait bien conclure, mais Denny ne semble pas s’y faire et avec la trogne qu’il se trimbale une fois possédé, on veut bien la comprendre. Du coup, parce qu’il veut vraiment tirer sa crampe, il décide de trouver une manière de briser le sortilège de possession dont il est victime et il fera même un détour en libérant la ville du dangereux criminel qui agresse toutes les nénettes du quartier…  C’est ce qu’on appelle un emploi du temps bien chargé, mais remarquez, il a pas de taffe et pas un rond en poche, il a donc le temps, hein, qu’il arrête de se plaindre ce p’tit con !

Pourquoi ce monstre est cool ?
Le type qui joue le rôle principal clodo/démon est le type qu’on retrouve dans un des rôles principaux dans Carnosaur 3 (Jonathan Winfrey, 1996)… Ouè, je vois que ça vous emballe pas… je vous trouve tout de même bien compliqués à contenter… Bon ce qui est vraiment génial chez ce monstre de latex (outre son apparence très fun), c’est ce que je vous explique depuis tout à l’heure. Tel un Hulk qui devient vert, enragé et surpuissant quand il s’énerve, Kaz devient laid, fort et dégueulasse quand il est excité sexuellement. Ce principe donnera pas mal de possibilités de petites blagues, la meilleure restant sa nana et ses potes qui l’encouragent pour l’aider à se battre. « J’ai pas de petite culotte ! », « Soutien-gorge noir ! », « J’ai envie de toi ! ». Et le plus fou c’est que ça marche et que notre bonhomme défonce ses ennemis sans que sa nana tombe jalouse (malgré les avances très insistantes de sa meilleure amie qui semble prendre beaucoup de plaisir à soutenir le petit Kaz).

Qui a fait ça ?
Dans toute cette équipe, on retrouve le chargé des FX John Caglione Jr. qui a également taffé sur Basket Case, The Blob, C.H.U.D., Dick Tracy… On retrouve également Neal Martz, Carl Fullerton et Doug Drexler qui ont tous travaillé sur des bobines du genre Friday the 13th Part 2, Cape Fear, la série TV Monsters, la série TV Star Trek, Warlock, Dead Man, Ghost Dog… Le mélange des genres je vous dis…

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Euh, chéri, je crois que t’es trop excité, tu fais une drôle de tête !

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Comment ça je suis laid quand j’ai envie de faire l’amour ?

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Y’a un truc dans ton regarde que j’aime pas Kaz…

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Voilà donc la tête de notre protagoniste après un petit baiser, imaginez ce qu’il se passe quand le bonhomme attaque une partie de jambes en l’air.

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Tu veux qu’on arrête de s’embrasser ? Pourquoi ?

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Transformation post coïtale enclenchée…

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Et en bonus, quand il mate une paire de nibards, notre bonhomme a une paire d’ailes qui pousse. Pratique.

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Vous la voyez l’excitation sur son visage là ?

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J’en fais quoi de votre merde là ?

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L’avantage des maquillages extrêmes, c’est qu’on peut surjouer sans que ce soit choquant ! Merci la magie du FX !

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