Weekly Monstrorama #32

Ce n’est pas la première fois que j’évoque le monsieur ici, mais j’en remets volontairement une couche. Frank Henenlotter est un maître en la matière quand on parle de splatter gore à tendance 80’s. Il se situe en plein dans la mouvance horrifique New-Yorkaise (Maniac Cop, C.H.U.D., The Refrigerator…) avec un style bien à lui, des ambiances très vaporeuses, fantastiques et assez crapoteuses… Le cul à mi-chemin entre le glauque et l’humour, ses films (Basket Case 1, 2 et 3, Frankenhooker, Brain Damage ou encore Bad Biology) nous présentent des personnages rongés par la folie, des misfits honteux aux problèmes inavouables. C’est bien clair, chacun de ses protagonistes a quelque chose à cacher, un secret trop lourd à porter, un peu comme les fans de Maître Gim’s en fait… Et s’il est un handicapé physique et social qui a été le précurseur de tous les autres dans la filmo du tonton Frank, c’est bien Duane Bradley et son frérot Belial dans la saga Basket Case, aka Frères de Sang dans nos contrées… Allez je vous explique tout ça plus en profondeur… Do you have the time to listen to me whine ?... Hum hum… Désolé…

C’est un film qui parle de quoi ?
Duane
est un jeune homme timide et solitaire qui emménage à la grande pomme. Il zone dans la 42nd Street et à Time Square, seul, la nuit. Notre protagoniste à la chevelure bien fournie (Ça c’est du cheveu ! crierons les plus enthousiastes) décide de se prendre une petit chambre dans un hôtel miteux (mais probablement peu onéreux) et d’y passer ses premiers jours dans cette nouvelle ville. Mais il est une chose étrange, qui semble interpeller les gens qui le croisent… Qu’y-a-t-il dans ce foutu panier que le mec trimbale partout ? Du linge sale ? Des bonbecs ? Des VHS pirates des premiers Romero ? Un frère siamois monstrueux dénommé Belial et qui serait venu se venger des personnes qui l’ont séparé de Duane à l’adolescence ? Ah ben vous avez trouvé… C’est bien ça… Vous êtes forts dîtes ! Avouez, vous l’aviez déjà vu ?

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est Belial (ou Martial dans la version fr si je ne m’abuse !), une boule de chair vengeresse et à la morphologie aléatoire (il ont du utiliser au moins 5 versions de marionnettes, je vois pas d’autres explications) et très très très très proche de son frère Duane, qui, lui, malgré une énorme cicatrice sur la hanche semblerait presque normal.

Il fait quoi ce monstre ?
Bien remontés contre tous ces connards de médecins et leurs hachoirs (ha, la magie de la chirurgie de pointe) qui leurs ont servi à séparer nos deux frérots à l’adolescence, il se ballade dans sa caisse en osier et tue ces enfoirés en blouse. On pourrait croire que 10 ans après les faits, la bestiole serait un peu calmée, mais point du tout. Il faut voir le zozo sauter à la face de ses adversaires, leur croquer le bout du nez, leur enfoncer sa main dans le gosier et leur déchirer la peau du visage… Du lourd comme on dit dans le milieu. Mais pour éviter que ses journées ne se résument qu’à des bains de sang, Belial partage de bons moments avec son frère. D’ailleurs quand ce dernier trouve une rouquine avec qui passer ses nuits, et échanger plus que des sourires, ça a le don d’énerver notre monstre qui devient incontrôlable. Et c’est bien cette jalousie fusionnelle qui est l’élément central du film, surtout quand la boule de peau se met à tâter du nibard et dévaster une chambre d’hôtel à grands coups de lampe.

Pourquoi ce monstre est cool ?
Avec Basket Case, on parle de sujet sérieux… Bah oui… On parle de la monstruosité physique mais aussi sociale… La seule chose qui raccroche Belial à ce monde est son frère. Cette amour fraternel à tendance à transformer Duane en monstre social, seul, paumé et pris dans des tourments qui le dépassent. Le bonhomme est clairement déchiré entre la société et la boule de viande qui lui sert de famille. Et si la prod’ et les FX cheapos peuvent laisser penser le contraire, ce film arrive à aborder intelligemment des thèmes pas si légers que ça. Regardez cette bobine et venez me dire qui est le véritable monstre de l’histoire ? Alors certes, on a envie de dire que celui qui a la sale gueule, trois doigts et qui tue, viole et s’énerve tout seul est une bonne réponse, mais réfléchissez-y… D’ailleurs, cette réflexion (monstre social, monstre physique et tout le tintouin) est encore plus poussée dans les deuxième et troisième opus de la saga. Alors ouè dans l’ensemble de la saga il y a de grosse parties gores et funs et c’est aussi ça le gros intérêt de ces bobines extrêmement sales et mal élevées mais il me semble important de vous le dire : Ce n’est pas que ça !

Qui a fait ça ?
Le maquilleur en chef de la prod est un dénommé John Caglione Jr. que les plus érudits connaîtront pour ses travaux sur La Guerre du Feu (Jean-Jacques Annaud1981), C.H.U.D. (Douglas Cheek, 1984), The Blob (Chuck Russell, 1988) ou encore Dick Tracy (Warren Beatty, 1990). Et si vous voulez pousser le vice à savoir qui a fait les FX sur telle ou telle scène ou qui apportait les sandwich au photographe de plateau, il existe le documentaire What’s in the Basket ? (David Gregory) sorti en 2012 et retraçant toute l’aventure de la trilogie Basket Case.

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Spiderman ? Ah non !

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Je vous assure que ce plan est comme ça, j’ai rien touché !

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La chair et le sang, ça vous dit rien ?

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Beuargh !

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Bouh !

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Attention scène en stop motion culte, à se passer encore et encore et encore !

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Belial et Duane, ados stylés, petite chemise et chaussettes mal rangées…

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L’adolescence n’est facile pour personne. Vous voulez qu’on ressorte vos photos du collège à vous ?

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Come to me…

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Surprise motherfucker !

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Scène finale, viol, sang, panier en osier… Tiercé gagnant quoi !

 

Et pour vous prouver que Basket Case est aussi bien fun, je vous offre ces modestes gifs…

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