Weekly Monstrorama #30

Je ne sais pas si vous le saviez, mais les irlandais sont à l’origine d’Halloween… La fête, hein, pas le film… Les irlandais ont aussi un folklore assez chargé, rempli de bestioles dégueulasses (Merrow, Banshee) et de héros légendaires (Cüchulainn, Finn McCool)… Et au milieu de ce foutoir mythologique trône une figure qu’on connaît tous, le Leprechaun… Mais si, vous savez, c’est le nain habillé en vert qui se trouve au pied des arc-en-ciel et qui a toujours un grand chapeau et un air rigolard… Et comme toute légende folklorique, notre imagerie du farfadet a été pillée, engloutie et malaxée par les producteurs de biseries (ici Trimark Pictures), toujours à l’affût d’une bonne histoire avec un background déjà existant (ça permet de gagner du temps à l’écriture du scénario). Et quand notre petit bonhomme se retrouve dans une bobine crapoteuse, j’aime autant vous dire que c’est pas pour faire dans la dentelle. Sorti en 1993 et réalisé par Mark Jones, le film Leprechaun connaîtra 6 suites, toujours aussi boiteuses et bêtes. Mais ne nous le cachons pas, ce qui est cool dans cette saga, c’est bien ce petit être vicelard et proche de ses sous.

C’est un film qui parle de quoi ?
Dans le premier opus, on apprend qu’un dénommé Dan O’Grady a capturé un farfadet maléfique et qu’il a réussi à lui prendre son or. Il pourra donc lui demander un sacré nombre de vœux ! La démarche vacillante, le verbe approximatif, il exulte de joie. Il faut dire aussi que le type est saoul comme un cochon (ce qui est expliqué rapidement dans le scénario de la manière suivante : irlandais = sac à vin). Mais le lutin (oui encore un synonyme) ne l’entend pas de cette oreille et décide de récupérer son or. Parce que oui, c’est son or et il y tient. Et au cours d’interminables minutes, notre Leprechaun n’hésitera pas à se faire justice lui même pour récupérer la moindre piécette. Je viens de vous le dire, il y tient beaucoup.

weekly-monstrorama-leprechaun-top

C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un farfadet irlandais, alcoolique, magique, avare, violent, vicelard, vulgaire et plutôt amusant…

Il fait quoi ce monstre ?
Il surveille son or et quand quelqu’un décide de lui voler, ne serait-ce que la plus menue piécette, il tue, insulte, explose, tranche, arrache, découpe, brûle, écrase… Pour cela, il n’hésite pas à traîner dans la cambrousse américaine, les ghettos des grandes villes, les casinos de Las Vegas ou même aller dans l’espace. Je vous l’ai dit et j’insiste, il tient beaucoup à l’argent qu’il y a dans son chaudron… Même David et Bernadette n’ont pas réussi à lui prendre la moindre pièce jaune, c’est pour dire. En plus de ça, le Leprechaun adore cirer les chaussures des gens, conduire des karts et fumer sa pipe.

Pourquoi ce monstre est cool ?
Déjà notre bonhomme est complètement gratos, violent, crapuleux et bas du front dans le veine d’un Freddy Krueger ou d’un Wishmaster. Rien que ça, ça vous fait travailler les muscles zygomatiques et travailler les abdos (ben oui). L’autre aspect intéressant, outre ses déplacements très drôles avec ses petites jambes arquées, c’est son rapport à l’argent. Je ne dis pas que la saga Leprechaun dans son ensemble est une satyre sociale hein, mais je trouve intéressant la manière dont on peut être amenés à réfléchir sur nos limites quant à l’argent. Jusqu’au sommes nous prêts à aller ? La plupart des victimes de notre petit père sont prêtes à se faire écorcher vives pour conserver une petite pièce en or… Bordel ! Mais vous le faîtes exprès ou quoi, j’insiste depuis le début, en disant qu’il rigole pas avec ça. Allez plutôt lui rendre sa thune et vous acheter un Tac-O-Tac…

Qui a fait ça ?
La boîte qui a participé aux FX et au design de notre lutin est Atlantic West Effects, une petite firme déjà responsable de méfaits dans les films de Frank Hennelotter (Brain Damage, Basket Case 2 et 3, Frankenhooker). Ils ont aussi contribué aux effets spéciaux gores d’un certain Brain Dead… Ah… Attendez, on me dit dans l’oreillette, qu’il ne s’agit pas du chef d’œuvre de Jackson mais d’un film d’horreur indé sorti en 2010… Quelle petite bande de margoulins ! Sinon, un certain Gabriel Bartalos semble avoir également travaillé sur la saga, parfois en tant que maquilleur, parfois en tant que consultant FX, d’autres fois, il est crédité en tant que make-up creator… On peut dire que le bonhomme, déjà connu pour avoir travaillé sur Basket case 2 & 3 (Frank Henenlotter, 1990-1991), Gremlins 2 (Joe Dante, 1990), Dolls (Stuart Gordon, 1987), Bad Biology (Frank Henenlotter, 2008), Brain Damage (Frank Henenlotter, 1988) a porté sa pierre à l’édifice. Autre chose importante, le bonhomme maléfique est interprété pendant les 6 premiers opus par le grand (enfin, le fameux quoi) Warwick Davis, le type qui joue dans Willow, Star Wars et Harry Potter ! Ouè les gars ! Du lourd je vous dit !

weekly-monstrorama-leprechaun-01

Avoir de l’argent n’empêche pas de se brosser les dents mon petit bonhomme !

weekly-monstrorama-leprechaun-02

Je vous avait dit qu’il avait le visage rigolard.

weekly-monstrorama-leprechaun-03

Bon alors, okay, notre Leprechaun a une tenue spéciale pour marcher dans la forêt…

weekly-monstrorama-leprechaun-06

« Je suis un vilain farfadet. » Véridique, c’est exactement ce qu’il dit.

weekly-monstrorama-leprechaun-05

Oui parce que je vous ai pas expliqué mais le bonhomme peut se transformer en pierre avec un système de malédiction de trèfle et de collier…

weekly-monstrorama-leprechaun-04

Alors il est pas mignon avec ses souliers tout proprets ?

weekly-monstrorama-leprechaun-07

Un leprechaun à Vegas.

weekly-monstrorama-leprechaun-08

Le farfadet sait se montrer distingué, là par exemple, il boit un coup (encore) avec une princesse de l’espace ou un truc du genre.

weekly-monstrorama-leprechaun-09

Oui, oui, dans l’espace…

weekly-monstrorama-leprechaun-10

Pimp my dwarf !

Et vous savez quoi ? Vu que vous avez rendu la pièce à ce bon vieux lutin, je vous offre une petite poignée de gifs. Elle est pas belle la vie ?

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être au courant
des derniers articles mis en ligne :