Weekly Monstrorama #27

Imaginez un instant un mélange de Gremlins, de Braindead, de Critters et de Ghostbusters… Imaginez maintenant le tout produit par Charles Band (rappelez-vous, j’en ai parlé à propos d’Evil Bong et Gingerdead Man). Si cette simple idée provoque en vous un petit frétillement des organes, c’est tout à fait normal (mais pas trop quand même hein)… J’insiste en vous disant que le film dont nous allons parler aujourd’hui a été monté par un certain Ted Nicolaou, qui réalisera un peu plus tard le fameux Terrorvision dont je ne vous avais pas caché ma fanitude incontrôlée. Vous l’aurez compris, aujourd’hui, on va parler aux amis du latex tout mou, du mauvais goût assumé et de la bêtise vraie, pure et crasseuse… En bref, on va parler des Ghoulies (Luca Bercovici, 1984 / Albert Band, 1987 / John Carl Buechler, 1990 / Jim Wynorski, 1994). Vous le savez maintenant, j’aime les sagas ! Accrochez-vous à vos fesses, ça va bombarder de références cools ! Alors ? Heureux ?

C’est un film qui parle de quoi ?
Quelque soit l’opus, l’histoire est simple. Un type paumé trouv un bouquin (livre de magie noire, roman, comic) et le lit tout haut. Cette lecture a le pouvoir de faire apparaître des nains, des éclairs, des fantômes mais aussi (et surtout) des Ghoulies, sortes de petits démons venus des enfers… Après ça, le bonhomme en question devient maître des ces petites créatures qui n’en font qu’à leur tête avant de se faire chasser et de revenir sur un cliffhanger juste avant le générique de fin. Ils ré-apparaissent à chaque fois les salauds !

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est une bande de petites saloperies, enfin, de petits êtres mesquins, rigolards, blagueurs et suintants. On a le droit à un rat aveugle, un chat ahuri, un bébé vert dégoulinant, ou encore une chauve-souris moche dans certains opus… Les films ne sont pas en odorama mais je les soupçonne également de ne pas sentir la rose… Remarquez, il y en a même qui sortent des chiottes, alors c’est pas vraiment leur faute…

Il fait quoi ce monstre ?
Notre bande de joyeux drilles, car, oui, ça se dit, s’éclate en bande dans un manoir, un campus, un train fantôme, un parc d’attraction… Ils foutent la frousse aux gens (ils vont quasiment jusqu’à se faire engager dans un manège dans le second opus après avoir tailladé une nana au rasoir, tué un ado dans un piège mortel digne de Poe et vomi du pue sur le visage d’un couple trop libidineux), leur mordillent les mollets, et finissent parfois même par les tuer… Bah oui, ça arrive… Sinon dans le troisième volet de leurs aventures (et quelles aventures mes amis !), ils passent pas mal de temps à faire des jeux de mots moisis, à descendre des litres de bière et mater les nénettes sous la douche… Boarf, ils sont plus cons que méchants vous savez… En gros, dit comme ça, je me rend compte que les Ghoulies ont la vie d’ados attardés, la coupe de cheveu moisie en moins…

Pourquoi ce monstre est cool ?
Outre un creature design de la mort qui tue (ne jamais lésiner sur les superlatifs), les Ghoulies réunissent pleins d’éléments du monstre cool. Ils sont visqueux, immoraux, vicelards, voyeurs, bêtes, agressifs mais aussi incroyablement mignons. Comme je vous le disais dans l’intro (tout est toujours dans l’intro), c’est un parfait mélange de Braindead, Meet The Feebles, Gremlins, Critters, ou encore Ghostbusters (le chef des Ghoulies ressemble étrangement à Slimer, le fantôme de compagnie de la bande de Peter Venkman). Les plus gourmands apprécieront le côté marionnette assumée à donf’ (impossible de voir les pattes des bestioles, on sent trop la main du type à chaque plan), la folie cartoonesque poussée à l’extrême (idéal pour les fans de Itchy et Scratchy) et les plans en stop motion (quand on voit les bonshommes de pieds pendant quelques fragments de secondes) qui rappellent les grandes heures de Monsieur Ray Harryhausen (je parlerais de ce type plus tard parce qu’il est à l’origine de pleins de monstres et effets spéciaux géniaux des, 70’s et on ne peut pas passer à côté).

Qui a fait ça ?
Derrière son physique de catcheur de l’Attitude Era (WWF dans les années 90 et 2000), le créateur/papa des Ghoulies est John Carl Buechler (qui a aussi réalisé le troisième opus de la saga du coup). Pour info, le type a également taffé sur les FX et maquillages d’Indiana Jones, Hell comes to Frogtown, Hard Rock Zombies, Trancers, Terrorvision, Freddy IV, Halloween IV, Demonic Toys, Vendredi 13 VII, Re-Animator II, Necronomicon, Carnosaur III, Troll, From Beyond ou encore Gingerdead Man. Hé oui, ça en jette, alors je vous invite gentiment à vous plonger dans sa filmographie de malade !

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Il est où le Ghoulies ?

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Ah le voilà !

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Alors, on joue à chat perché ?

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Allez, fais pas la grimace, ils sont biens funs tes films bonhomme…

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Bébés Ghoulies et tonton zombie…

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It’s a trappe !

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Salut les copains !

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Sérieux on dirait pas Slimer ?

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Nos petits bonshommes ont bien le droit de s’amuser à la fête foraine aussi non ?

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Je ne pense pas avoir besoin d’ajouter une légende à cette image…

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John Carl Buechler, un papa très fier de ses progénitures !

Et parce que là, c’est obligatoire…

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