Weekly Monstrorama #26

Le ciné bis des années 80 ce n’est pas que des nanas aux nichons à l’air avec une coupe mulet et des mecs qui fondent dans leur propre sang, urine et vomi. Alors oui, on retrouve pas mal ce genre d’ingrédients dans une tripotée de bobines remplies de slime et de déjections mais j’insiste, il n’y a pas que ça ! Il ne faut pas oublier que toute cette culture décalée est à la base d’une imagerie populaire… Certaines biseries ont réussi à passer le cap et à squatter les écrans cathodiques familiaux. Regardez les Gremlins (Joe Dante, 1984), Ghostbusters (Ivan Reitman, 1984) ou les Goonies (Richard Donner, 1985)… Alors oui, il y a de la prod’ derrière, mais ça prouve bien qu’on peut avoir des films décalés, avec des monstres gluants et parler au plus grand nombre. Alors je dis pas qu’il faut montrer Street Trash (James Michael Muro, 1987), Maniac Cop (William Lustig1988) ou Evil Dead (Sam Raimi, 1983) à vos petits cousins, mais je dis juste qu’il serait pas mal de se pencher sur deux, trois bobines qui permettent aux plus jeunes de sa lancer à corps perdu dans cet univers fantastique de la sous-culture. On est jamais trop petit pour commencer… Du coup, après vous avoir fait patienter le long de cette intro beaucoup trop bavarde et assommante, je me permets de vous dire qu’aujourd’hui, on va parler de la saga Critters, un petit frère boiteux et fauché des Gremlins qui ravira les plus petits et endormira parfois les plus grands…

C’est un film qui parle de quoi ?
Dans la campagne américaine profonde, jusqu’ici pas de surprise, à Grover’s Bend plus exactement, on trouve la ferme de la famille Brown. Les parents, la grande sœur chaudasse, le petit copain libidineux (coucou Billy Zane, futur méchant de Titanic), le p’tit frèrot rouquemoute et le voisin attardé, tout le monde est là et vit au mieux sa petite vie de redneck. Mais, parce que, je me répète, mais il se passe toujours quelque chose quand tout va bien, des Critters débarquent de l’espace dans ce joli petit monde, suivi de près par deux chasseurs de primes intersidéraux qui sont pas venus ici pour trier des patates… Je pense que la suite vous l’avez compris. Répétez ça sur 4 épisodes d’une heure et demie chacun et vous avez le principe de Critters.

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un alien tout petit, tout poilu et armé d’une sacrée grande gueule fournie de dents un chouilla trop pointues. Et comme un bande de petits cons de collégiens, les Critters (bah oui, c’est leur noms) se trimbalent toujours en bande pour faire leurs sales coups…

Il fait quoi ce monstre ?
Cette bande de petits monstres s’est échappée d’une prison haute sécurité de l’espace en faisant deux morts et trois blessés. On apprend ça très rapidement. D’ailleurs, les trois premières minutes du premier opus valent leur pesant de cacahuètes, de quoi faire fermer boutique aux tontons Ben & Nuts. Nos petits fugitifs ne sachant pas trop où aller, finissent par se retrouver sur Terre (évidemment) pour échapper à leurs geôliers et dans l’hystérie générale, ils ont décidé de grignoter tous les emmerdeurs de la campagne (et de la ville à partir du 3, et de l’espace à partir du 4 si mes souvenirs sont bons). Sinon, ils se roulent en boule, se cachent et gloussent comme des dindes (ce qui est confondant quand ça se passe dans une ferme quand même).

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est cool parce qu’il représente une partie familiale du ciné bis, fauché et décalé. Comme je disais dans l’intro (j’espère que vous l’avez lu), les Critters sont un peu les petits frères dégénérés des Gremlins. Apparus 2 ans plus tard et avec six fois moins de budget (pour ce qui est du premier opus de chaque franchise), ces petites boules de poils présentent plusieurs points communs avec leurs frérots de Dante. Il sont mignons et charismatiques (ça on ne peut pas leur enlever, même ta grand-mère fond devant leur regard d’amour), ils se retrouvent entourés d’enfants ou tout du moins de jeunes gens remplis de bons sentiments, ils se retrouvent dans une situation qui les dépassent, ils font des blagues… La différence c’est que les Critters tirent leur fun d’une certaine violence quand Gizmo, lui, se cache devant le moindre bruit. Mais j’imagine que vous avez compris le principe. Si vous commencez à en avoir marre de vous passer les Gremlins en boucle aux fêtes de fin d’année depuis 15 ans, cette saga est un bon moyen de renouveler votre stock de références poilues. Et puis, ça pourra toujours faire plaisir à votre grande sœur fan de Titanic (ça fait deux fois dans cette chronique) parce que le petit Léo DiCaprio a commencé dans Critters 3, en se maravant contre un bataillon de ces bêbêtes à coup de frisbee. Eh ouè… Quand je vous dit que c’est familial… Si vous êtes fans des ambiances family movie 80’s 90’s, je vous conseille de vous caler la BO de Critters signée par David Newman dans vos petites esgourdes. Après ça, venez me dire que c’est pas une bande de monstre qu’on a envie de rencontrer au coin du feu avec sa tantine devant une bonne tisane aux agrumes…

Qui a fait ça ?
Les responsables de ce creature design ultra populaire (je rigole pas, on voit des posters avec des têtes de Critters dans plein de film ou de séries), ne sont autres que les frères Stephen, Charles & Edward Chiodo principalement connus pour leur taffe sur leur film Killer Klowns from Outerspace et un FX plutôt bonnard dans Pee Wee’s Big Adventure. Dans le style, les types sont des légendes, vous le saurez ! Mais un chara design de folie ne fait pas tout, car malgré ces personnages ultra charismatiques, les différents films de la saga sont plutôt moyens avec des longueurs inexcusables et malheureusement pas autant de fun qu’on le voudrait. C’est sympa, hein, mais c’est frustrant, heureusement qu’il nous reste quelques scènes déjantées pour profiter pleinement de nos bestioles d’amour…

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I can see you…

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Une jolie boule de poil éblouie et éblouissante…

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Les Critters, l’idée déco pour votre jardin !

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J’imagine que ça doit en faire une consommation de dentifrice…

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Shining style !

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Ils sont toujours en bande, je vous l’avait dit…

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Nos nuisibles d’outre espace se font une sortie fast food… Pourquoi pas ?

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Je crois qu’il manque des poils à celui-ci non ?

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Et un Critter crâmé pour le 17 !

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Là on se rend pas bien compte mais celui ci est énorme !

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Salut beau gosse… Non mais regardez moi le détail de ces petites bêtes !

Et comme vous avez été sages et que vous avez lu cet article jusqu’au bout, vous avez le droit aux bêbêtes qui gigotent :

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