Weekly Monstrorama #22

Je vous avais déjà parlé de Wes Craven dans un article sur Freddy le griffu… Bon, je ne vais pas insister, le type est un maître du genre fantastique au même titre que Carpenter, Hooper, Dante, Spielberg, Romero… Son simple nom attire l’œil malsain des fanatiques de cinéma de genre grattant le fond des bacs à DVDs d’occas’ dans le magasin du coin. C’est comme ça que je suis tombé sur Wishmaster. Parce que les éditeurs ne sont jamais assez putassiers, les margoulins ont juste écrit Wes Craven Wishmaster. Haha je rentre chez moi, tout fiérot de mon achat. Mais quelques recherches me feront vite comprendre que le bougre de Wes n’avait dans le cadre de cette petite série B (tout de même extrêmement sympathique) qu’un simple rôle de producteur exécutif. Autrement dit, il y a eu un moment où il a du signer un papelard purement administratif mais je suis pas sûr que son absence au générique aurait vraiment changé quelque chose. Du coup je vois plutôt ça comme un mini label qualité à prendre avec des pincettes du genre Dans une certaine mesure, Wes Craven valide le bouzin. Bref, méfiez-vous de tout ce qu’on vous dit les enfants… Sauf pour moi, hein, vous savez que vous pouvez me faire confiance hein ?

C’est un film qui parle de quoi ?
Raymond Beaumont
(incarné par Robert Englund qu’on retrouve sous le masque cramoisi de Freddy dans la saga du même nom) est un collectionneur de statues antiques. Posé sur le port pour la réception de sa nouvelle pièce, une représentation de Ahura Mazda, le dieu perse de la sagesse (car oui, ici vous apprenez des trucs) le pauvre bougre voit son bien tomber du bateau et éclater en mille morceaux. Et puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, cet accident libère une pierre précieuse qui contient un génie maléfique. Et comme deux malheurs n’arrivent jamais seuls, le salopard sera libéré quelques temps plus tard par Josh et Alexandra, deux amis qui se cherchent sexuellement et qui jouent au tennis. Après ça, ça devient plus simple. Le génie millénaire veut dominer le monde pour permettre à ses potes (parce qu’il y en a d’autres de la même trempe semble-t-il) de venir faire la teuf sur notre bonne vieille planète.

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un djinn (mais il ne s’appelle pas Levis) revanchard venu du fond des âges, enfermé dans une pierre et capable d’exaucer tous les vœux qu’on lui demande.

Il fait quoi ce monstre ?
Enfermé en 1127 dans une pierre précieuse magique par Zoroastre, notre génie a eu le temps de maudire les humains pendant pas mal d’années… En même temps faut avouer que vivre dans un caillou (même bien aménagé), c’est chiant et ça peut facilement rendre bougon. Libéré de sa prison en 1997 (date de sortie du film hein), il décide de réalisé 1000 vœux pour ainsi collecter 1000 âmes (un sombre système de pacte malsain) et permettre à ses semblables d’apparaître sur Terre. Du coup le bonhomme se déplace dans la ville à la recherche de gens qui seraient prêts à tout contre un petit coup de pouce magique. Au final ça donne à l’ensemble un petit côté Leprechaun mais on en reparlera… Oubliez pas hein, Be careful what you wish for

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est cool car il est potentiellement très puissant mais ne peut utiliser sa magie que pour exaucer des demandes. Tout ça à d’ailleurs tendance à lui taper un peu sur le système. Comme il le dit lui même : Est ce que tu sais à quel point c’est frustrant d’avoir en soi des pouvoirs immenses mais de ne pouvoir les utiliser que quand un pauvre idiot vous le demande ? Cette faculté rend le film à la fois plutôt malsain, car on sait que chaque personne qui fait un souhait se condamne automatiquement, et drôle, le djinn étant un fiéfé coquin il s’amuse à détourner les vœux de ses victimes de manière toujours plus originale. Tu ne veux plus me voir ? Okay, tiens voilà tu es aveugle ! Tu veux la beauté éternelle ? tiens te voilà transformée en statue de cire. En bon spectateur on essaie donc à chaque fois qu’un souhait se profile d’anticiper la petite blague de notre démon qui ne manque jamais d’originalité pour faire chier son monde. L’autre raison pour laquelle ce monstre est cool, c’est qu’il est une pure référence au films bis des années 80 (mes préférés, vous le savez) et que tout, du creature design au casting (Robert Englund, Ted Raimi, Tom Savini, Kane Hodder et Tony Todd) en passant par la construction narrative traduit un réel amour de cette époque désormais révolue. C’est pas étonnant quand on sait que le réal’ est un ancien des FX qui a travaillé sur Evil Dead II, Predator, Scream, The Faculty, New NightmareArmy of Darkness ou encore Jason Goes to Hell: The Final Friday. Ouè ça en jette comme CV mais attendez, j’essuie une petite larmichette…

Qui a fait ça ?
Il semblerait que les costumes soient signés par Karyn Wagner (déjà responsable de travaux dans la série TV Freddy’s Nightmares, et sur les films La Ligne Verte et Army of Darkness). Les effets spéciaux ont eu été en partie réalisé par Wayne Toth (qui avait déjà taffé sur Halloween 4, A Nightmare on Elm Street 4: The Dream Master, Ghoulies 3, Army of Darkness, Puppet Master 4 & 5). Mais ce qui est intéressant (plus que des noms) c’est que le creature design a été ouvertement inspiré du personnage de Peloquin, l’un des enfants de la nuit que l’on retrouve dans la fantastique Nightbreed de Clive Barker. On va pas se le cacher ça se voit, mais tant mieux, ça permet d’assumer encore un peu plus l’hommage au ciné de genre des 80’s. Que du bonheur ! Du coup je me permets d’insister, matez Wishmaster (le premier hein, les autres sont un petit peu en dessous) si vous ne l’avez jamais vu et re-matez le si vous l’avez vu il y a longtemps. C’est pas possible ça, je dois tout vous dire !

Jason Goes to Hell: The Final Friday

Antique’s style… Ouè, le Wishmaster à la swag en toute circonstance…

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La scène de régénération de son corps est un poil dégueulasse mais, fait amusant, il paraît que le type dans le costume à ce moment est le mec qui a fait Mini-moi dans Austin Powers.

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Arrachage de peau, parce que c’est de bon ton…

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Bon certes Wishmaster est assez fun mais le perso reste tout de même bien creepy sous sa cape sombre hein.

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Comment passer incognito quand on est un démon millénaire ? Bah on met un masque !

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Notre djinn semble s’habituer rapidement à la vie moderne.

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Je dois insister ici, le taffe sur les lumières, tout au néon rouge avec une photo bien contrastée, est juste génial.

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Et les make-ups sont plutôt fins dans l’ensemble. Je rigole pas !

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La scène finale est ma préférée, regardez et vous saurez ce que foutent ces statues juste derrière lui. Attention, frissons garantis !

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Je dois encore insister sur le jeu de lumière et l’inspiration de Nightbreed ?

Bon et pour la blague, j’ai envie de vous dire que si vous le voyez traîner dans le coin, hésitez pas à ne rien lui dire et à le défoncer pour vous en faire une veste… en djinn… Haha !

Et pour ma part, je vais réaliser un de vos souhait  et vous poster une série de gifs :

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