Weekly Monstrorama #19

Je passe mon temps à vous rabâcher les oreilles avec Clive Barker… Et voilà, je vous entends déjà pester… J’y peux rien moi si le type est à l’origine d’une tripotée d’idées géniales, de scénarios et de films horrifiques des 80’s et 90’s. Je refais un petit tour vite fait hein, au cas où j’ai pas déjà assez insisté : Underworld (1985), Rawhead Rex (1986), Nightbreed (1990), Candyman (1992). Mais si cet auteur/réalisateur/producteur/scénariste (oui, oui le type jongle entre toutes les casquettes et s’en sort toujours avec les honneurs) est aussi reconnu c’est grâce à son œuvre majeure : la saga Hellraiser. Le roman court The Hellbound Heart sort en 1986 et la première adaptation de cet univers sur bobine sortira juste une petite année plus tard. Menée par l’ultra charismatique Pinhead, la série s’est rapidement imposée comme une pierre angulaire du 7ème art horrifique. Du coup, on se pose pas de question et on va essayer de plonger un peu dans l’univers des cénobites (c’est pas une insulte, vous inquiétez pas, je vous expliquer ça plus bas).

C’est un film qui parle de quoi ?
Hellraiser raconte l’histoire d’un étrange cube, sorte de casse-tête du fond des âges, permettant d’ouvrir un monde de plaisir et de souffrance. En ouvrant les portes des Enfers et du Paradis, cet artefact permet à d’étranges démons de voyager entre les mondes et les dimensions. Et parce que dans ce cas là, il y a toujours un connard pour s’amuser à jouer avec ce genre de trucs, on a eu le droit a pas moins de 9 longs métrages mettant en scène notre petit cube. Oui, l’homme est con et n’apprend jamais de ses erreurs. Que voulez-vous ?

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est un étrange démon venu des Enfers du cube. Il fait partie de la race des cénobites (des anciens humain désormais piégés dans les mondes extra-dimensionnels et tous plus laids et blanchâtres les uns que les autres) et montre un intérêt farouche pour la torture des jeunes demoiselles. En même temps, on ne peut que l’excuser parce que qui ne craquerait pas devant Kirsty Cotton (incarnée par la pimpante Ashley Laurence). Sinon, en général, il aime bien la souffrance et les chaînes en acier. Sympa non ?

Il fait quoi ce monstre ?
Ce monstre est, semble-t-il (je n’ai pas souvenir que les choses soient clairement énoncées dans la saga) le chef des cénobites. Il chapeaute un peu tout quand les démons déboulent sur Terre pour foutre un peu le dawa. La plupart du temps tout de même, il botte le cul et engueule des types un peu trop curieux qui ont osé ouvrir le cube. C’est toujours avec un sourire malsain et des yeux cernés qu’il exécute la sentence inéluctable : le déchirement et l’explosion des chaires de nos protagonistes. En même temps, on leur a dit de pas jouer avec ça ! Du coup ce monstre apparaît quand la fin est proche, ce qui est, avouons-le, jamais rassurant. Mais vous inquiétez pas hein, vous pouvez toujours jouer au rubik’s cube !

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est plus que cool. C’est d’ailleurs probablement mon boogeyman préféré. Déjà, il n’arrive que quand on l’appelle. Exit donc la gratuité de la violence. C’est bien ici la gourmandise humaine qui est à l’origine des vraies souffrances. Notre Pinhead n’est qu’un type qui fait son taffe : punir et tuer (douloureusement) ceux qui le font venir. Il représente une sorte de justice et d’équilibre. Il est ni vraiment mauvais ni vraiment bon si vous voulez, il est juste, euh, violent et creepy. Chacune de ses exécutions rappelle que tout à un prix. Accéder à la délicieuse souffrance nécessite d’ailleurs de payer le prix fort et c’est notre cénobite préféré qui gère les factures. En plus de cet aura magique et symbolique, Pinhead (incarné par Doug Bradley, j’avais oublié de le préciser) est vraiment stylé comme disent les enfants. Le côté sado-maso expérimental  (parce que oui ne nous le cachons pas, ça transpire le sexe et la douleur) est accentué par un costume fait de cuir et de métal. Son visage clouté le rend iconique au possible et traduit à lui seul l’idée de souffrance. Vous voulez essayer voir si ça fait mal ? Attendez, je dois avoir un marteau qui traîne par ici… On apprendra d’ailleurs par la suite que ce bon vieux Pinhead, à l’instar de ses potes cénobites, est un ancien connard trop curieux qui avait activé le cube pour se faire un petit plaisir solo. Ceci explique donc pourquoi le bonhomme est autant excité par la violence, la douleur et qu’il a toujours ce petit sourire malsain… Brrrr…. Et pour finir, comme toujours avec tonton Clive Barker, l’univers mis en place rend le tout incroyablement magique et fantastique. C’est donc dans une mer de brouillard et de lumières bleutées qu’apparaît la plupart du temps notre boogeyman d’amour. Hellraiser ne se raconte pas, il se regarde. Vous avez compris le message ?

Qui a fait ça ?
Clive Barker lui-même a dessiné le premier Pinhead dès 1986. Je vous le dit. ce type est un génie !

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Première apparition de notre beau Pinhead… Sérieux ça en jette non ?

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Plan iconique et lumières saturées, done !

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La petite famille des cénobites… Quand vous les voyez, ça craint.

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Un petit laïus du père Pinhead avec le chicots moisis.

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Non mais sérieusement c’est pas trop beau ça ? Les ombres, les maquillages, les lumières… Mais bordel, vous allez trouver ça cool ?

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Dans le second volet, notre boogeyman semble avoir repris quelques couleurs…

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Pinhead avant sa transformation.

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Eh ouè, les effets électriques, ça a toujours de la gueule !

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Dans Hellraiser III, Pinhead se retrouve emprisonné dans une statue gothico-punk.

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Ce qui ne l’empêche pas de choper les gens et de les torturer.

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Et surtout de rester flippant hein…

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Chez Clive Barker, impossible d’échapper aux symboliques religieuses.

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Le fameux cube que vous ne devez pas toucher si vous le voyez. Compris ?

 

Et en cadeau, voilà les premières ébauches du maître :

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Bon et voilà vos gifs, sacripants…

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