Weekly Monstrorama #17

L’autre soir, avachi dans mon canapé, je me suis calé un Nightmare on Elm Street dans les globes oculaires. Ben oui bande de malins, au cas où vous le saviez-pas, c’était Halloween il y a quelques jours et cette année 2015 a été marquée par la disparition de Wes Craven. Il me paraissait donc logique de rendre hommage à ce monsieur et par la même occasion de trouver un excuse toute faite pour éviter de croiser des connards déguisés en squelettes/citrouilles et bourrés dans un bar au pied de mon immeuble. Si vous ne connaissez pas le gugusse (Wes Craven hein, pas mes voisins), laissez moi vous rafraîchir la mémoire car le type est un maître, un incontournable de l’horreur moderne du haut de sa filmo de taré. On citera volontiers Scream, Shocker, The Hills Have Eyes, ou encore The People Under The Stairs. Mais, ne nous le cachons pas, si le bonhomme a empêché les enfants que nous sommes de fermer l’œil pendant de nombreuses nuits orageuses c’est grâce (ou à cause, c’est selon) à son personnage iconique qu’est Freddy Krueger. C’est avec A Nightmare on Elm Street en 1984 que notre bon vieux Wes a posé les fondements d’un mythe qui durera 26 ans et s’étalera sur 9 longs métrages. Alors on aiguise les griffes et plonge dans l’origine de cette légende.

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C’est un film qui parle de quoi ?
Nancy Thompson
Glen LantzRod Lane et Tina Gray sont une bande d’adolescents comme les autres. Ils vont au lycée, font des pyjamas party, et baisouillent quand les parents sont pas là. Un matin Tina fait part de son dernier cauchemar. Depuis quelques nuits, la p’tite blonde est tourmentée par un étrange croque-mitaine au pull moisi. Ses potes décident donc de venir dormir chez elle. Comme à chaque fois pendant ce genre de soirées, les langues se délient. Ça discutaille et ça roule des paloches. On apprend que tous nos jeunes rêvent d’un étrange bonhomme griffu à chapeau. Tous les ados commencent à flipper sévère quand Tina se fait trucider en plein roupillon. On parle pas ici d’une mort propre hein, la nénette se fait charcuter le poitrail et le bidon à grands coups de griffes juste à côté de son p’tit copain médusé. À partir de ce moment, Nancy n’aura plus qu’un but : choper ce bâtard cramoisi qui terrorise et bousille le sommeil des gosses du voisinage.

C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine c’est un croque-mitaine magique, vicelard au pull moche, au chapeau troué, aux griffes aiguisées et à la peau cramée. Vous pouvez l’appeler Freddy Krueger !

Il fait quoi ce monstre ?
Ancien tueur d’enfants (ça s’invente pas), le type a été rossé par les parents du coin qui l’ont laissé crever dans les flammes d’un incendie. Revenu d’entre les morts, le ‘gusse vient désormais se venger des parents vengeurs (ça fait beaucoup de vengeance) en tuant leurs progénitures. Et pour que les choses soient drôles, le bonhomme apparaît uniquement dans les rêves des gosses. C’est pas con, et en plus d’être super vicelard ça empêche la police d’intervenir. Quel malin ce Fredo !

Pourquoi ce monstre est cool ?
Le monstre est cool ne serait-ce que par son fonctionnement. Passer par le monde des rêves pour terroriser et trucider une tribu de suburban kids, c’est assez bien joué. Visuellement le bonhomme est ultra iconique, notamment grâce à une gant griffu, scintillant et aiguisé, une démarche et un style bien à lui. Ses apparitions sont certes rares mais à chaque fois intenses et anxiogènes. Sa présence plane tout le long du métrage et les scènes qui nous rapprochent petit à petit de lui mêlent fantastique (les bras à rallonge dans la ruelle sombre), peur (poursuites lancinantes et musique de l’enfer) et humour (le bonhomme est un brin déjanté). Bref, Freddy est un boogeyman parfait, le meilleur de tous si vous voulez mon avis parce qu’il est justement le plus compliqué à cerner. C’est ça qui fout la trouille non ?

Qui a fait ça ?
Toute une équipe de maquilleurs s’est réuni pour nous pondre le visage brûlé de l’oncle Freddy. Sur la trogne de Robert Englund, c’est une dizaine de personnes qui a taffé sur les maquillages et notamment des gens qui ont bossé sur Batman & Robin (Joel Schumacher, 1997), Killer Klowns from Outer Space (Stephen Chiodo, 1988), House (Steve Miner, 1986), The Mask (Chuck Russell, 1994), Blade (Stephen Norrington, 1998) ou encore Invaders from Mars (Tobe Hooper, 1986).

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L’apparition subite, un des plans favoris de ce bon vieux Fred’.

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Coucou, tu veux voir mes griffes ?

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Quand on voit un pull rouge et vert rayé et un gant griffu, on réfléchit pas, on fuit !

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Je te vois…

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L’équipe créative se serait inspirée d’une pizza pour créer les maquillages… Miam !

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La griffe de Freddy, idéale pour se coupe une tranche de Comté.

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J’ai l’impression que vous ne pourrez plus fermez les yeux dans votre baignoire…

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Encore une apparition subite… Coquin…

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Nancy dos à son démon nocturne… C’est l’heure du combat final !

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