Weekly Monstrorama #10

Okay, okay, les mecs sont là ? On est chaud ? Bon ça fait des mois que je vous emmerde avec Frank Henenlotter et je sens qu’il est grand temps qu’on en discute vraiment. Je vais commencer sobrement avec toute l’objectivité que vous me connaissez : ce type est un génie. Boum ! Voilà, ça c’est dit. Le bonhomme a créée l’une des sagas horrifiques la plus kiffante de l’histoire de cinéma, j’ai nommé Basket Case (1982, 1990, 1992). Avec trois métrages étalés sur 10 ans, monsieur Henenlotter a fabriqué quelque chose d’incontournable. On a trois bobines, trois univers différents mais toujours avec une cohérence d’ensemble super efficace. Le tout est enveloppé dans un emballage comédie horrifique du plus bel effet : une ambiance malsaine et dégoulinante avec pas mal d’humour cynique. Voilà tout ce que j’aime. Mais bon on est pas là pour parler de ça. Outre Basket Case, ce réalisateur nous a fait deux trois autres pépites, de l’excellent Brain Damage (1988) (avec un caméo de l’enfer du protagoniste de Basket Case, youpi) au récent Bad Biology (2008) (que je n’ai toujours pas vu) en passant par la réinterprétation des mythes horrifiques dans Frankenhooker (1990). C’est d’ailleurs sur ce dernier que nous allons nous pencher aujourd’hui alors attachez vos ceintures et gardez les yeux ouverts !

C’est un film qui parle de quoi ?
Jeffrey Franken
est un tout jeune électricien récemment fiancé avec la jolie (mais relou)  Elizabeth Shelley. Déjà je vous autorise à sourire deux minutes. Sérieux Franken et Shelley… Vous sentez pas le truc venir ? Bref, en plus d’être électricien, Jeffrey adore faire des expériences sur un cerveau humain possédant un globe oculaire… Pourquoi pas ? Un jour, alors que c’est l’anniversaire du père Shelley, le jeune couple décide de lui offrir une jolie tondeuse trafiquée et télécommandée. Le barbecue familial tourne vite au drame lorsque l’invention de Jeffrey découpe sa petite amie en centaines de petits morceaux. Rongé par la culpabilité et son mal-être, le jeune génie décide de faire revenir son amour à la vie… coûte que coûte…

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C’est quoi le monstre de la semaine ?
Le monstre de la semaine est une prostituée zombie aux cheveux et tétons violets et aux capacités intellectuelles étrangement plus réduites que son sex-appeal, le tout ramenée à la vie par un fiancé dévoué et un chouilla savant fou…

Il fait quoi ce monstre ?
C’est une prostituée, vous voulez vraiment que je vous explique ?

Pourquoi ce monstre est cool ?
Ce monstre est coolissime (ça veut dire très cool en langage non objectif) parce que c’est toujours agréable de voir des réinterprétation de mythes vus et revus. Avouez quand même que sur le papier, un Frankenstein péripatéticienne ça vaut son pesant de cacahuètes non ? Comme disent les jeunes, ces connards :  C’est frais. Ce qui est plus cool que le monstre en soit, même si graphiquement notre Frankenhooker est une pure réussite, c’est le procédé de fabrication. Jeffrey garde la tête de sa petite amie, et part ensuite buter une demie douzaine, ouè ça fait six, de prostituées pour choisir les meilleurs greffes possibles. Le type se fait vraiment pas chier et on a même droit à une scène dans laquelle il se permet de valider ou non des paires de fesses ! Sympa le job de savant fou électricien… Pour buter tout ce petit monde, il décide de créer une drogue de synthèse qui fait exploser nos prostituées avides de sexe et de drogue. Tout ça c’est drôle, je trouve. Et si la première lecture premier degré et bas du front nous porte à sourire, on peut aussi saluer le fond et le message plus féministe qu’il n’y paraît de notre cher Frank Henenlotter. Tout au long de la bobine, le gusse, un poil engagé, aborde les thèmes de la légalisation de la prostitution à des fins de sécurité pour ces filles et de l’image d’une femme objet toujours plus idéalisée pour une partie macho et dégueulasse de la population. Le discours politique est présent juste ce qu’il faut pour être entendu. On comprend que le réal’ énonce ses convictions mais le but premier du métrage reste de nous faire passer un bon moment WTF, ce qui est réussi. Et puis faut se l’avouer l’actrice se donne à 300%, pas plus pas moins, et le résultat est hilarant, un vrai robot ! J’ai répondu à votre question ?

Qui a fait ça ?
Tout ce que je peux vous dire, c’est que Al Magliochetti a supervisé l’ensemble. Le type a bossé entre autre sur Brain Damage (Frank Henenlotter, 1988), Terminator 2 (James Cameron, 1991), Addams family (Barry Sonnenfeld, 1991), Waterworld (Kevin Reynolds, 1995)… La liste est trop longue.. sérieux, je m’arrête là et je pense que ça vous suffit déjà non ?

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Quelques secondes avant le drame…

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Jeffrey aime tellement sa fiancée, qu’il garde la tête de son cadavre…

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Validage de fesses dans les règles de l’art.

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I made a monster !

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Salut beau gosse. T’es tout seul ? Tu cherches de la compagnie ? Une partie de jambes en l’air ?

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Il fait beau, direction Time Square pour tapiner.

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Putain, les tétons violets… J’aime quand on va au bout de ses idées !

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Frankenstein vous avez dit Frankenstein ?

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Honnêtement, ça sur-joue à peine…

Et puisque vous n’êtes jamais rassasiés, je vous offre une série de gifs mais après vous me laissez tranquille hein…

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